Compte rendu de l’assemblée générale de Stop à l’oubli
Publié le 6 mai 2009 dans Affaire Baudis-Alègre | 2 commentaires »
La cinquième assemblée générale de l’association Stop à l’oubli s’est tenue le samedi 25 avril dernier à Toulouse. Comme tous les ans, c’est Jean-Louis Alayrac, secrétaire de l’association, qui s’est chargé de lire le rapport d’activité. Concernant le livre que l’association s’efforce de mettre au point depuis 2007 et qui doit traiter des dossiers, Jean-Louis Alayrac a déclaré que le journaliste Olivier Bonnet, sollicité pour rédiger l’ouvrage, « n’a pas pu tenir ses engagements ». L’association tiendra ses adhérents au courant de la suite, peut-être via son site Internet. La rencontre de juin 2008 avec la députée de la Haute-Garonne Françoise Imbert n’a rien donné non plus. Le nouveau maire de Toulouse, Pierre Cohen, n’a pas davantage répondu à une demande d’entrevue datant de novembre 2008. « Le silence étrangement partagé de la grande majorité des politiques, conclut Jean-Louis Alayrac, est on ne peut plus inquiétant pour notre démocratie. »
Le président Gabriel Loubradou, poursuivant par le rapport moral, a évoqué des possibilités de rapprochements avec d’autres associations de familles de victimes en citant en exemple l’association Christelle, qui s’occupe des disparues de Saône-et-Loire. Il est revenu sur la fermeture de l’ensemble des dossiers de l’association au cours des deux dernières années, et plus particulièrement sur les non-lieux accordés en catimini à Patrice Alègre et ses comparses pour les meurtres de Claude Martinez et de Line Galbardi, en dépit des aveux du tueur en série ; sur la perte opportune, par la Justice, du carnet de Claude Martinez, qui contenait la liste des clients du prostitué travesti ; sur les interventions récurrentes des mêmes personnages dans la plupart des dossiers (le substitut de procureur Marc Bourragué, le lieutenant-colonel Kouider Lakhal, qui dirigeait la section de recherches de gendarmerie de Toulouse, les médecins légistes Pierre Marie Bras et Danièle Alengrin) ; sur le rapport du procureur Bréard, gardé secret par le Ministère de la Justice depuis des années.
Une manifestation a ensuite été organisée place du Capitole. De 14h à 16h30, l’association a déployé des panneaux et distribué des tracts dans l’indifférence relative des nombreux passants qui, malgré un temps maussade, ont traversé la place. Cette manifestation a, il est vrai, sans doute souffert de la concurrence des stands de Handisport en fête, qui occupaient une bonne partie des lieux, tant sur le plan spatial que sur le plan sonore. Avec l’accord du président de l’association, le collectif « Justice pour nos enfants » a néanmoins profité de l’occasion pour exposer son propre panneau.















2 commentaires
Je trouve que les silhouettes étaient une excellente idée.
C’est le genre d’icône grand format qui est de nature à imprégner la mémoire du citoyen lambda.
Je pense aussi que l’idée était intéressante. Ce que j’estime regrettable, c’est que les panneaux n’aient pas été placés plus en hauteur. Dans la foule, des passants ont marché à côté sans les voir.