Les finances de Marc Dutroux
Publié le 22 novembre 2009 dans Affaire Baudis-Alègre | Aucun commentaire »
Dans un ouvrage d’investigation qui s’intitule « Dossier pédophilie, le scandale de l’affaire Dutroux », Jean Nicolas et Frédéric Lavachery reviennent, en page 37, sur les versements d’argent qui ont accompagné les enlèvements perpétrés par le malfrat.
« « Christine m’a parlé de réunions avec des personnes plus âgées », raconte Fabienne à la police judiciaire de Bruxelles. « Quelques jours avant sa mort, elle avait rendez-vous avec un certain Marc de la région de Mons », ajoute cette femme dans une audition du 20 février 1984 ayant pour numéro de procès-verbal 7112. Que cherchent les enquêteurs ? À élucider le meurtre d’une jeune fille de seize ans, Christine van Hees, retrouvée brûlée le 13 février précédent dans une ancienne champignonnière d’Auderghem, un quartier bruxellois. Un corps calciné victime de terribles sévices sexuels.
« Un crime non élucidé qui ressurgira, douze ans plus tard, au cœur d’une affaire de pédophilie et de meurtres d’enfants enflammant l’opinion. De solides indices, des récits concordants et des présomptions sérieuses donneraient aujourd’hui à supposer que ce fameux « Marc », également cité par une jeune Ariane (« Christine a rencontré un certain Marc de la région de Mons ») et le frère de cette dernière (« J’ai vu Christine dans un café avec un certain Marc », pourrait bien être Dutroux. D’autres témoignages et recoupements ne signalent-ils pas la présence de la victime dans l’entourage immédiat de la station bruxelloise Radio Activité, dont le patron de l’époque s’appelle… Michel Nihoul, le principal coïnculpé de Marc Dutroux ?
« Est-ce un hasard ? Toujours est-il que, deux jours après ce meurtre, Dutroux l’antisocial ouvre un compte au Crédit professionnel du Hainaut. Or on découvrira plus tard que les ouvertures de comptes bancaires à son nom et les versements qui y affluent se produisent après chaque enlèvement d’enfant. Comme on découvrira que cet homme qui touche une pension d’invalidité de 38 000 francs belges — 6 300 francs français — acquiert, en quatre ans, de nombreuses vieilles maisons dans la région de Charleroi au point de rassembler un « patrimoine de 6,5 millions de francs belges », soit plus d’un million de francs français. Et on tente aujourd’hui de faire croire qu’il a agi seul ? »








