Patrick Sébastien et le sadomasochisme dans le milieu politique
Publié le 26 novembre 2009 dans Affaire Baudis-Alègre | Aucun commentaire »
En 2006, l’animateur de télévision Patrick Sébastien a publié sous le titre « Vitriol menthe » une biographie romancée qui relate la vie d’une gérante de clubs libertins qu’il présente comme sa « sœur d’âme ». Après avoir affirmé au début de l’ouvrage : « Tout ce qui est raconté ici est vrai, étonnamment vrai. », il raconte par le menu, dans les pages 38 à 41, une partie fine dans la meilleure société parisienne.
« Une vingtaine de corps d’hommes et de femmes sont étendus par-ci, par-là. Se caressant, s’embrassant, s’encastrant par deux, par trois. [...]
« Une fois la soirée finie, au moment de récupérer les manteaux, elle entendit des conversations qui citaient des diagnostics, des échéances d’audiences, des séances à la Chambre.
« Ils étaient médecins, avocats, hommes politiques. Elle venait de frotter son ventre à la couche haute de la société. [...]
« C’est là aussi qu’elle eut ses premiers contacts avec la drogue. Mais sans en prendre. Dans sa quête de liberté, l’idée d’une dépendance à quoi que ce soit la terrorisait. Et puis la démesure pitoyable de ceux qui se croyaient des aigles alors que leur sexe et leur cervelle n’étaient que de moineaux avait plutôt tendance à la faire rire. [...]
« C’est à cette époque aussi qu’elle découvrit le sadomasochisme. Le soft. Quelques punitions. Des humiliations. Des panoplies cuir et métal. Elle comprit déjà de quel côté du fouet elle serait. Elle prit même un immense plaisir à châtier les hommes. Châtier une femme, elle ne pouvait pas. Mais elle se régala de punir quelques esclaves, surtout quand il s’agissait de politiques, car il s’avérait que le monde du pouvoir était très porté sur ces pratiques-là. »








