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Archives de la catégorie « À lire également »

Quelques similitudes entre les décès de Corentin Guerche et d’Alain Dubois

Publié le 24 novembre 2009 dans Affaire Baudis-Alègre, À lire également | 2 commentaires »

Plusieurs personnes n’ont pas manqué de le relever ces derniers temps, le décès récent d’un jeune périgourdin de 19 ans, Corentin Guerche, présente des ressemblances notables avec celui d’Alain Dubois :

  • Alain avait 20 ans, Corentin 19 ans ;
  • Corentin s’apprêtait à entrer chez les compagnons du tour de France, Alain y était en formation depuis deux ans ;
  • L‘heure exacte de la mort d’Alain est inconnue, le jour de celle de Corentin ne doit pas l’être davantage ; le moment de la disparition de Corentin, quatre mois auparavant, ne semble pas non plus être connu avec précision ;
  • Le corps de Corentin a été retrouvé dans une ancienne carrière inondée, celui d’Alain près d’un ancien canal de minoterie ;
  • Les deux corps ont été découverts dans des endroits ouverts et fréquentés par le public sans que des témoins se manifestent ;
  • L’enquête judiciaire concernant le décès de Corentin paraît mal engagée, tout comme le fut l’enquête de police qui a suivi la découverte du corps d’Alain.

Pour plus de détails sur le décès d’Alain Dubois, voir La symbolique ésotérique dans les dossiers d’Alain Dubois, d’Emmanuel Bouchet et d’Hervé Boy.

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Un poème maçonnique

Publié le 3 octobre 2009 dans À lire également, Ésotérisme | Aucun commentaire »

Voici un poème paru, en troisième de couverture, dans les Annales du Bulletin du Grand Orient de France, numéro 4 (Sept.-Oct.-Nov. 1998), une brochure « strictement réservée aux membres du G.O.D.F. » Son auteur est Yves Guiraud, membre de la loge maçonnique « Le Devoir social », dont le temple est à Mont-de-Marsan (Landes), 2 rue Maréchal Bosquet.

LIPSTICK

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Un pied sur la lune et l’autre sur le soleil, tu sautes dans la mer Rouge en tempête.
Plongeon cosmique faisant naître de l’onde, la déferlante éclaboussure
Pigmentant de poussière de corail, l’ourlet de ses gourmandes lèvres.
Hommage couleur. Caprice intransigeant de la vestale au ventre de fête.
Rouge baiser. Prémices du spasme plaisir à la féminine blessure.
Petite mort, apaisant la surhumaine fièvre.
Alors que ton corps plane encore dans les volutes de matrice,
Eros plongeur, dompteur de feu, écumeur des cieux,
Tu te blottis derrière le huis clos de tes yeux
Pour lui cacher la désertion des frémissements de ton cœur
Afin d’arracher des griffes des fous de dieu, sa petite sœur.
Femme violée, femme égorgée avec son enfant sur l’autel du grand sacrifice.
Talisman sanguin dans l’espoir d’attirer le doigt divin sur la terre maghrébine.
Dès lors, ton impassibilité lui fait repousser tes caresses marines.
Elle griffe ses lèvres pour en arracher la déshonorante peinture,
Alors qu’une noire nausée souille sa blanche denture.
Humilié dans ta mâle certitude, tu saisis le coutelas,
Arme sésame pour forcer à jamais l’entrevoyure.
Mais déjà, fuit le sang vermillon de la mortelle blessure.
Criminel sillon, fenêtre ouvrant sur le précipice de l’au-delà.
Alors que l’aube découvre ta bestiale face dans le miroir,
Ton suicide purificateur libère ton âme satanique,
Crachat d’encre de poulpes qui dans leur chorégraphie magique
Font remonter à la surface de la mer Rouge, le spectre d’un soleil noir.
Femmes violées, femmes égorgées avec vos enfants sur l’autel du grand sacrifice,
Trouverons-nous un jour assez d’amour pour vous prendre dans nos bras ?
Bombe au napalm métamorphosant la noirceur des ténèbres en feu d’artifice,
Déversé en gouttes d’humaine lumière sur les cœurs cobra.
Prenez garde, Torquemada, porteurs de sinistres messages,
Quand les frères se déganteront pour souffleter vos monstrueux visages.
Alors, l’épée flamboyante en main, ce sera le signal du suprême duel,
Transfigurant le repoussant crapaud en colombe au ciel.

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Quand Labarrère qualifiait Baudis de démon

Publié le 3 juin 2009 dans Affaire Baudis-Alègre, À lire également | Aucun commentaire »

On se souvient qu’à partir de l’année 2003, Dominique Baudis et André Labarrère, ancien maire de Pau, ont fait conjointement l’objet de graves accusations dans le cadre de l’affaire Alègre. Or, bien avant la tourmente, en 1987 très exactement, André Labarrère avait publié aux éditions Ramsay, sous le titre de Votre Écriture, messieurs, un ouvrage qui renfermait une série de « portraits graphologiques » assez révélateurs sur une cinquantaine de personnalités politiques de premier plan de l’époque. C’est ainsi qu’entre des études sur Raymond Barre et Pierre Bérégovoy, figurait un chapitre sur un homme qui, quoique appartenant à un parti politique opposé, était un proche avec lequel il entretenait des relations amicales et personnelles : Dominique Baudis. Le maire de Pau, franc-maçon déclaré et passionné de sorcellerie, comme en atteste sa suite romanesque composée du Bal des célibataires et du Baron rouge, connaissait à coup sûr le fond ésotérique des termes qu’il avait consacrés à Baudis, et à lui seul. Voici l’intégralité du chapitre en question. C’est moi qui ai mis certains passages en gras.

« Écriture fascinante par ses arêtes, sa structure de cathédrale gothique. Une personnalité difficile, énigmatique, portant, tour à tour, tous les masques du carnaval de Venise. Une ambiance close. Une énergie farouche pour se protéger des autres. Une superbe indépendance dont Dominique Baudis finit par faire profession dans tous les domaines. Il ne s’estime appartenir à personne sinon à son destin.

« Une série impressionnante de barrières, de mâchicoulis empêchent de pénétrer dans l’enceinte de la vie privée. Malheur à qui s’y faufile sans y être invité. Dominique Baudis, connu pour l’amabilité de sa présentation, son sourire, possède une écriture exactement à l’opposé. Il apparaît que le véritable Baudis est fermé, impossible à cerner. Un homme d’ambition forte mais qui, dans le privé, s’abandonne aux doutes. L’écriture descendante exprime la fatigue, une véritable déprime que l’on essaie de compenser par une signature montante. La mélancolie a fait son royaume du maire de Toulouse. Des souvenirs de temps heureux semblent s’accrocher à cet homme jeune et  le précipiter dans la nostalgie du bonheur perdu. Une tristesse enveloppante qui peut être due également aux soucis de sa charge. Un fardeau qu’il a du mal à porter mais qu’il doit faire semblant de supporter comme s’il avait la légèreté d’un sac de plumes. Farouche dans son désir d’être à la hauteur de son rôle, il va mettre toute son énergie dans ce qui est devenu un combat permanent pour se glisser habilement dans ses fonctions politiques en venant d’un milieu totalement différent. L’image qui vient à l’esprit est celle d’un arc bandé vers la réussite.

« Vivant souvent de façon précipitée, Dominique Baudis a rarement l’esprit en repos. Il peut, par manque de temps ou d’habitude, faire des erreurs, oublier certaines obligations. Préoccupé par les difficultés de sa fonction, il est habité parfois par le désir de détente, la fraîcheur d’une soirée dont la principale vertu serait de n’avoir rien à faire. Las, les temps ne sont pas propices pour dételer. Moderne Atlas, il doit sans cesse porter le monde toulousain sur ses épaules pour être à la hauteur et s’y maintenir. La graphie torturée en devient pathétique. Happé par l’obsession du quotidien, il n’a plus une minute à lui. Il fait face, au prix de grands efforts. Aucune fantaisie n’arrive plus à iriser cette personnalité qui n’a rien à voir avec les bulles de savon, comme auraient pu le faire croire les apparences.

« D’une sensualité exceptionnelle, Dominique Baudis tente toutes les expériences pour essayer de vivre pleinement malgré le carcan imposé par la vie publique. Être passionné dont la sensibilité éclate en mouvements d’humeur en regrets, en colères, il ne faut pas lui manquer. Il adore naviguer à vue sur la carte du tendre mais tous les papillons qui ses jettent sur ses feux risquent d’avoir des désillusions car cet être est difficile à retenir, comme si un jour avaient disparu l’affection la plus violente, l’amour le plus pur et que, depuis, il ne récoltait que désillusions, poursuivant sempiternellement son rêve. Un cœur à vif.

« Une élégance d’aristocrate à l’ennui distingué mais ayant connu la souffrance. Sa vision du monde est devenue pessimiste. Il estime certes devoir tout faire pour remonter la pente mais n’est-il pas déjà trop tard pour sauver notre mode de vie ?

« La signature énergique souligne le prénom pour bien indiquer qu’il est lui-même et que l’on existe par ses propres vertus et non par la grâce de l’ascendance. Le point final doublé exprime la méfiance.

« Dominique Baudis ne se révèle aux autres que dans des cas rarissimes comme le montre l’écriture qui atteint rarement la marge de droite et se réfugie en arrière avec une marge de gauche de plus en plus étroite. L’obsession du passé. Une blessure secrète qui a transformé une vie pour la mettre sous les ailes de l’angoisse. Angoisse que l’on essaie d’exorciser par le travail dans lequel on plonge comme pour se noyer. Un esprit qui ne demande qu’à s’ouvrir mais qui ne se débarrasse pas de certaines raideurs. Toujours la chape de la tristesse alors que l’être demande la lumière et les joies, la paix profonde. Vif, étincelant, Dominique Baudis joue admirablement son rôle d’homme dynamique mais il y a du vieilli en lui depuis le jour où quelque chose s’est cassé. Une séparation.

« Personnage attirant, difficile, envahissant, tendu vers l’effort, passionné, rageur. La nostalgie et la tristesse font son siège en permanence. Un ange noir. »

Un ange noir est, bien évidemment, un ange mauvais, autrement dit : un démon.

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La symbolique ésotérique dans les dossiers d’Alain Dubois, d’Emmanuel Bouchet et d’Hervé Boy

Publié le 29 mai 2009 dans Affaire Baudis-Alègre, À lire également | Aucun commentaire »

Voici un tableau synoptique montrant quelques similitudes permettant de relier les décès de plusieurs jeunes hommes dans les Pyrénées-Atlantiques.

Emmanuel
BOUCHET
Alain
DUBOIS
Hervé
BOY
18 ans 20 ans 24 ans
Décès sans témoins sur la voie publique
Passionnés d’ésotérisme et de civilisations anciennes  
SYMBOLIQUE DES LIEUX DE DÉCOUVERTE DES CORPS
Retrouvés dans des endroits sordides près de gares
Dans les eaux, ou à proximité immédiate, de canaux de minoteries de la société Heïd
Dans le canal Heïd de Pau (64) Sur un terre-plein près du canal Heïd de Pau. Le canal Heïd a été asséché d’avril à novembre 1998. Dans le canal Heïd à Orthez (64)
Corps retrouvés à quelques dizaines de mètres l’un de l’autre  
Le corps a été retrouvé par « une dame qui promenait son chien » a, à chaque fois, assuré, devant la famille, l’inspecteur de police Alain Amigou (ce qui est faux si on se fie aux procès-verbaux des enquêtes initiales)  
SYMBOLIQUE DES DATES
Mars 1998 Septembre 1998 Décembre 1999
Dans la nuit du 10 au 11 Dans la nuit du 11 au 12 Dans la nuit du 10 au 11
  6 mois après Emmanuel 15 mois après Alain
Corps retrouvés dans la matinée ou en début d’après-midi
Personne ne les a revus vivants après leurs départs
SYMBOLIQUE DE PURIFICATION
Il manquait une chaussure à chacun d’eux
Ils s’étaient dépouillés de leurs « métaux », selon l’expression maçonnique
Emmanuel avait laissé chez lui la chaîne de cou qu’il portait en permanence Alain n’avait pris aucun de ses deux médaillons. Il en mettait un sitôt revenu du travail. Hervé ne portait ni chaîne ni gourmette
SYMBOLIQUE DE MISE À MORT
Les corps étaient couverts de boue
Peu d’eau dans les poumons. Pas nécessairement mort de noyade. Sérosités sanglantes dans les poumons Peu d’eau dans les poumons. Pas assez pour mourir de noyade.
Emmanuel était vêtu différemment lors de son départ Les vêtements d’Alain étaient déchirés, décousus et souillés de sang, de terre et d’herbe Seul un blouson ne lui appartenant pas, couvert de terre, a été montré à la famille
Chute supposée de 25 mètres du haut du Pavillon des arts  
Très nombreuses blessures. L’eau présente dans les poumons avaient une composition différente de celle du canal Heïd. Fracture avec hématome très antérieure à la mort et incompatible avec un suicide, 2 séries de fractures non ouvertes au bras et à la jambe, pas de dommage à la colonne vertébrale malgré une chute supposée sur le côté Longue balafre sur le cou, hématome maxillaire gauche, traces de coups sur le côté gauche du corps
Présence d’une feuille de palmier  
TRAITEMENT JUDICIAIRE
Dossiers classés par le tribunal de grande instance de Pau
Les enquêtes initiales ont été dirigées par le même inspecteur du commissariat de police de Pau, Alain Amigou, qui, dans le cas d’Alain, a conclu au suicide moins de 4 heures après la découverte du corps  
Presque aucune enquête, audition d’un minimum de personnes, dénaturation des propos de certains témoins, autopsies non concluantes
Refus d’établir toutes relations entre les dossiers et « saucissonnage » en plusieurs instructions judiciaires disjointes
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